Nucléaire, énergies renouvelables… Ce qu’il faut retenir du rapport de RTE sur l’avenir de l’électricité en France à l’horizon 2050

Nucléaire, énergies renouvelables… Ce qu’il faut retenir du rapport de RTE sur l’avenir de l’électricité en France à l’horizon 2050

Le gestionnaire du Réseau de transport électrique français a dévoilé lundi six scénarios pour atteindre la neutralité carbone dans la production d’électricité d’ici à trente ans. Ce document, intitulé “Futurs énergétiques 2050”, doit servir de base au gouvernement.

Deux ans de travaux, 40 réunions techniques, 9 groupes de travail pour répondre à une question : comment sortir complètement des énergies fossiles d’ici 2050 ? C’est le sens de l’épais rapport que RTE a posé sur le bureau du gouvernement, lundi 25 octobre. Le gestionnaire du Réseau de transport d’électricité propose six scénarios pour faire évoluer notre système de production électrique pour les trente années à venir, et ainsi lutter contre le dérèglement climatique. Franceinfo vous résume ce qu’il faut en retenir.

A l’intérieur de ce rapport, intitulé “Futurs énergétiques 2050”, on trouve six scénarios possibles pour la future production électrique du pays, avec une part de nucléaire et/ou d’énergies renouvelables variable selon les cas. Cela va du 100% renouvelables en 2050 à un développement “volontariste” du nucléaire.

Les trois premiers scénarios font la part belle aux énergies renouvelables. Le premier (100% d’énergies renouvelables en 2050) suppose une sortie totale du nucléaire avec un rythme de développement du photovoltaïque, de l’éolien et des énergies marines “poussés à leur maximum”. Les deuxième et troisième options, toujours sans construction de nouveaux EPR, conservent une part de nucléaire provenant des réacteurs déjà existants.

A l’inverse, les trois autres scénarios penchent plutôt vers la création de nouveaux réacteurs de nouvelle génération (EPR2), associés dans tous les cas à une progression des énergies renouvelables. Deux d’entre eux imaginent une part minoritaire mais significative du nucléaire dans le bouquet français en 2050, avec respectivement 8 EPR ou 14 nouveaux EPR lancés. Un dernier scénario imagine enfin 14 EPR ainsi que des petits réacteurs, et la prolongation d’une partie du parc existant au-delà de soixante ans, permettant d’avoir encore 50% de nucléaire en 2050.